Se former au métier de correctrice : l’EFLC

Après plus de dix ans d’exercice du métier d’éducatrice spécialisée et un burn-out, une reconversion professionnelle s’est imposée à moi, parce que j’étais dans une impasse sur un plan professionnel.
Je vous raconterai peut-être ceci dans un autre article.

Le métier de correcteur

À mon sens, ce métier est fait pour les amoureux des livres, de la langue française, et pour des personnes rigoureuses.
Le correcteur n’exerce pas uniquement dans le monde du livre – c’est l’orientation que je souhaite donner à ma carrière – et peut travailler pour des entreprises, des sites internet, des communications officielles, dans l’audiovisuel, le journalisme.

Les certifications se suffisent-elles ?

Quand ma décision a été prise de m’orienter vers le métier de lectrice-correctrice, je me suis inscrite individuellement et avec mes fonds propres (pour m’éviter des démarches, je vous avouerai), sur les plateformes de e-learning Projet Voltaire (qui prépare au passage du certificat Voltaire), et à Orthodidacte (qui prépare au passage du certificat Le Robert).

Passer ces deux certifications est une très bonne idée pour évaluer et améliorer ses performances dans la langue française.
Mais ces certifications n’apprennent pas à exercer le métier.

N’ayant aucune formation et aucune expérience dans le monde du livre, je ne me sentais pas suffisamment légitime à proposer mes services à des clients potentiels (même si j’avais déjà ouvert mon entreprise individuelle, ce qui était une erreur. J’en parlerai dans un autre article.

L’EFLC : École Française de Lecteurs-Correcteurs

Accompagnée dans mon cheminement par ma conseillère France Travail, j’ai cherché des centres de formation au métier de lecteur-correcteur et surtout une formation que je pouvais financer par mon CPF (compte personnel de formation).
J’ai trouvé l’EFLC, École Française de Lecteur-Correcteur.
Cette formation, d’une durée de sept mois, vous permet d’acquérir des connaissances sur le monde de l’édition, de la presse, les différents environnements d’exercice des lecteurs-correcteurs, et vous donne surtout une méthodologie solide pour l’exercice du métier qui se pratique essentiellement en freelance.
Voici les 5 domaines de compétences de la formation :
– Évoluer en autonomie dans l’environnement du lecteur-correcteur
– Utiliser les outils et méthodes du lecteur-correcteur
– Maîtriser les fondamentaux et les tendances actuelles de l’orthotypographie
– Appliquer les règles et exceptions de la langue française
– S’initier à la réécriture

Comment se passe la formation ?

La formation se déroule sur une période de sept mois (avec une fermeture pour les vacances de Noël et d’été, il me semble).
Tous les lundis, sur la plateforme de e-learning de l’école, les cours de la semaine sont déposés.
Au cours de la formation, nous devons rendre 12 devoirs qui seront corrigés par des correcteurs différents et reflètent l’éventail d’environnements de travail des correcteurs.
Je pense qu’il faut se garder 7 heures de travail par semaine pour lire et apprendre les cours, faire ses devoirs, travailler les corrigés.
Plusieurs séminaires en visio-conférence sont proposés (accord du participe passé, la virgule).
Les formateurs sont tous des correcteurs exerçant dans différents champs professionnels : édition, presse, entreprises, web. Même si le cœur du travail (corriger des textes), est le même, la pratique diffère beaucoup suivant les champs d’exercice, dans la méthode, les deadlines, les outils.
Les cours que les élèves doivent suivre et les devoirs qu’ils doivent rendre tiennent compte des spécificités des différents champs professionnels.

La certification Le Robert

Être formée à l’EFLC, c’est passer obligatoirement la certification Le Robert qui donne un niveau en langue française.
Pour être lecteur-correcteur, le score recommandé est au-dessus de 900/1000, pour valider un niveau expert.

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